DU MOULIN À PAPIER À LA CORDERIE VALLOIS
L’histoire du musée industriel de la Corderie Vallois remonte au 18e siècle. A l'origine, Jean Toussaint, un marchand de Darnétal, exploitait depuis 1759 un moulin à papier datant du 16e siècle.
Achetée en 1819 par Charles-Désiré Fouquet, teinturier blanchisseur à Bapeaume, la propriété est modifiée dès 1821 par sa veuve, Marie-Rose Fouquet-Cuit, qui entreprend de lourds travaux. Un bâtiment de quatre étages à pans de bois, de 17,50 mètres de côté, est ainsi édifié le long de la rivière.
En 1825, par ordonnance du roi Charles X en date du 18 janvier, l’autorisation lui est donnée de convertir en « moulin à coton » l’ancien moulin à papier. Les structures hydrauliques du moulin sont alors modifiées avec l'installation d'une roue géante d'un diamètre de 7,30 mètres et d'une largeur de 3,90 mètres.
Le 9 août 1836, l'usine est rachetée par Edouard-Henri Rondeaux, indienneur à Bolbec. Après une reconversion temporaire en filature de laine, durant la crise cotonnière des années 1860, l'usine est transformée en corderie mécanique en 1880 par Jules Vallois, cordier à Saint Martin du Vivier.
Elle fonctionnera jusqu’en 1978, date de sa fermeture.
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