Voyage à Prague
Abbaye de Strahov Au milieu du 12è siècle, un couvent prémontré est fondé sur ce site remarquable à la limite Ouest de la ville, sur autorisation spéciale de l’empereur Vladislav II. Une première grande abbaye romane est édifiée à partir des années 1180, plusieurs fois reconstruite depuis. Au 17è siècle, les reliques de Saint-Norbert, le fondateur de l’ordre, sont transférées à Prague depuis le monastère de Magdebourg passé protestant, augmentant considérablement le prestige de cette communauté monastique. A l’inverse de nombreux couvents, l’abbaye a la chance d’échapper aux fermetures et destructions brutales imposées par Joseph II dans tout l’empire à la fin du 18è siècle, et elle continue à prospérer. Expulsée par les communistes, la communauté prémontrée s’est vue restituer le couvent après la révolution de velours
l'horloge astronomique Elle aurait été construite par Nicolas de Kadau en 1410, et remaniée par le maître Hanus de la Rose (Jan Ruze) vers 1490. La légende veut que l’on ait crevé les yeux à l’horloger Hanus, pour l’empêcher de reproduire son chef-d’œuvre ailleurs. L'horloge s’anime toutes les heures jusqu'à 21 heures : les Douze Apôtres défilent au-dessus du cadran du haut, servant à lire l’heure (c’est un cadran à 24 heures) et la position de la Lune et du Soleil tandis que le cadran du bas affiche le Saint du jour ainsi que les signes astrologiques. Prague dépendait alors de l'université de Louvain et de ce fait une autre horloge lui ressemble beaucoup, mais sans les automates en la cathédrale de Saint-Omer
Le cimetière juif remonte à 1478, il fut trois siècles durant l'unique lieu de sépulture autorisé pour la communauté juive de Prague. Le manque de place obligea à superposer jusqu'à 12 couches de tombes. On estime que 100 000 personnes sont enterrées là, la dernière personne enterrée était en 1787. La tombe la plus ancienne date de 1439















